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Guinée : Un ministre inculpé.
Un colonel de l'armée guinéenne, actuel secrétaire d'Etat chargé de la lutte contre le crime organisé, a été inculpé pour le massacre et les viols perpétrés le 28 septembre 2009 à Conakry, rapporte la Fédération internationale des droits de l'homme. Massacre du 28 septembre " C'est une étape très importante dans l'enquête sur le massacre du 28 septembre ", a déclaré à Reuters Florent Geel, directeur pour l'Afrique de la FIDH. L'inculpation du colonel Moussa Tiegboro Camara par la justice guinéenne a été confirmée par un haut responsable de la police à Conakry. « A l'heure où la Guinée s'engage sur la voie de l'instauration d'un Etat de droit et de la réconciliation nationale, l'inculpation d'un ministre en exercice illustre le courage des juges de cette affaire et la volonté des autorités guinéennes de s'inscrire résolument dans la lutte contre l'impunité et de garantir l'indépendance de la justice » a déclaré Me Patrick Baudouin, responsable du Groupe d'action judiciaire (GAJ) de la FIDH. La communauté internationale presse le président Alpha Condé de faire toute la lumière sur le massacre de manifestants qui protestaient dans un stade de la capitale contre la junte militaire alors au pouvoir. Selon Human Rights Watch, plus de 150 personnes ont été tuées et une centaine de femmes violées ce jour-là . Une commission d'enquête des Nations unies a conclu que ces violences constituaient des crimes contre l'humanité. Selon HRW, le colonel Camara " a joué un rôle actif dans le massacre, et à un degré moindre, dans les violences sexuelles qui ont suivi. " Bien que les associations de défense des droits de l'homme soient ravies, elles n'en restent pas moins méfiantes étant donné la place acquise par Moussa Tiegboro Camara dans le gouvernement et dans la hiérarchie militaire. Les ONG demandent officiellement aux autorités guinéennes de veiller au bon déroulement de l'affaire. Elles ont également appelé la communauté internationale à soutenir « les efforts des autorités politiques et judiciaires guinéennes en faveur notamment de l'indépendance de la justice. »

Qui porte la poisse à Eric Woerth ?
Le mauvais sort s'acharne. A chaque fois que Sarkozy veut faire un coup médiatique, la justice lui vole la vedette. Il voulait faire un coup avec le soutien de Merkel, bing, Thiery Gaubert est devant les tribunaux et Eric Woerth est inculpé. Le président candidat désire ensuite focaliser l'attention sur ses référendums, paf, Eric Woerth est mis à nouveau en examen. Mais que va t'il encore se passer à la prochaine annonce ? Le mauvais oeil ? L'ancien ministre UMP Eric Woerth a été à nouveau mis en examen jeudi 9 février, cette fois pour recel de financement illicite de parti politique dans le cadre de l'affaire Bettencourt, selon son avocat. Eric Woerth, 57 ans, avait déjà été mis en examen mercredi pour trafic d'influence passif au terme d'une première audition-fleuve d'une douzaine d'heures devant les juges bordelais. Dans un premier temps, son avocat Jean-Yves Leborgne avait laissé entendre qu'il n'y avait pas de nouvelles poursuites. Mais finalement, l'ex-ministre s'est bien vu notifier des poursuites sur la partie du dossier qualifiée d'éventuel " financement illicite de parti politique ", une allégation portant sur un versement supposé de 150.000 euros en espèces pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. " Ces faits n'ont pas existé, M. Woerth s'insurge qu'on lui demande des comptes sur quelque chose qui n'a pas existé ", a dit l'avocat à Reuters. Eric Woerth, qui a été entendu pendant neuf heures jeudi, a toujours nié toute malversation et se dit victime de calomnies. Ministre du Budget entre 2007 et 2010, puis du Travail entre mars et novembre 2010, revenu depuis à l'Assemblée, Eric Woerth, un proche de Nicolas Sarkozy, est le premier dirigeant politique inquiété dans cette affaire. Eric Woerth a déjà été mis en examen mercredi pour " trafic d'influence " une autre partie des faits litigieux, qui portent sur l'embauche de la femme d'Eric Woerth en 2007 chez le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, suivie en 2008 de la remise de la Légion d'honneur par le ministre au même gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre.

Anne Lauvergeon, ex patronne d'Areva, met en cause Claude Guéant.
On ne compte plus les affaires qui tombent sur le Sarkoland. Avant hier c'était le procés de Thierry Gaubert, hier c'était la mise en examen d'Eric Woerth et aujourd'hui c'est M. Guéant qui est mis en cause pour son rôle dans les affaires. S'agissant de Guéant, ce n'est pas une nouveauté, il est présent dans toutes les négociations menées avec Kadhafi sous l'égide de Takieddinne. Anne Lauvergeon règle ses comptes. Visée par les polémiques autour du rachat d'UraMin par Areva, l'ancienne patronne du groupe nucléaire a choisi le quotidien Le Monde, daté du vendredi 10 février, pour riposter. Elle y dénonce " l'acharnement " dont elle est actuellement victime, qui remonte selon elle à plusieurs décisions prises lorsqu'elle était en poste. Parmi elles, le rejet de la fusion Alstom-Areva en 2007 et le refus de transferts de technologie à la Chine et la Russie. " On ne m'a pas pardonné mon refus de vendre à certains pays un nucléaire ' bas coût-basse sûreté ' dont on n'aurait pas voulu en France ", ajoute Anne Lauvergeon. " Enfin, on me disait qu'on peut vendre du nucléaire à n'importe qui. Il y a eu, par exemple, un engouement pour la Libye de Kadhafi, que je n'ai jamais partagé. La logique aurait voulu que je sois dans la position du chef d'entreprise mercantile prêt à vendre n'importe quoi à n'importe qui et que les plus hautes autorités de l'Etat freinent. C'est le contraire qui s'est produit: je crois que les faits me donnent raison. " Qui vous en voulait tant, demande Le Monde à l'ancienne patronne d'Areva ? : " J'ai catalysé la foudre divine ! ", répond-elle. " Tous ceux qui s'opposaient à ces opérations commerciales devaient disparaître. Je dois dire que François Fillon n'a jamais soutenu cette politique. Elle était menée par Claude Guéant [alors secrétaire général de l'Elysée], relayée par François Roussely [ex-patron d'EDF], banquier conseil des Qataris et d'EDF, et chargé fin 2009 par le chef de l'Etat d'une mission pour restructurer la filière nucléaire, et par Henri Proglio [actuel PDG d'EDF]. J'ai dérangé des intérêts de toute nature, des réseaux et des intermédiaires dont je ne soupçonnais même pas l'existence il y a quelques années. " Sur UraMin, Anne Lauvergeon esquisse un regret. " L'acquisition d'UraMin s'est faite au mauvais moment, je le reconnais. C'était en 2007, juste avant la crise financière, quand le prix de l'uranium était très élevé ", reconnaît l'ex-patronne d'Areva qui avait lancé une OPA de 1,8 milliard d'euros sur la société minière. Interrogée sur ses éventuelles ambitions politiques, l'ex secrétaire générale adjointe de l'Elysée de François Mitterrand dit vouloir rester dans le monde des affaires: " Ce n'est pas un secret, que j'apprécie François Hollande. Mais le monde qui me tient à cœur, c'est celui des entreprises. "

Sarkozy veut créer la civilisation du referendum !
Sarkozy a toujours dit détester le referendum. D'ailleurs il n'en a jamais fait usage jusqu'à présent. Mais, dans un louable effort démocratique et certainement pas électoraliste, le voilà qui veut rendre la parole au peuple ! Dans une interview à paraître samedi 11 février dans Le Figaro Magazine, dont les grandes lignes ont été communiquées jeudi matin, Nicolas Sarkozy annonce son intention de proposer un référendum sur les obligations des demandeurs d'emploi et peut-être un second sur une réforme du droit des étrangers. Deux referendums en quelques semaines, c'est du jamais vu et du hautement improbable. Est ce que l'on a un président ou un agité ? Quelques heures après la parution de l'information, le Front national a été le premier à réagir pour dénoncer ce qu'il a jugé être une récupération des idées de sa candidate. " Dès le début de sa campagne Marine Le Pen a parlé d'une République référendaire qui permettrait au peuple de se saisir ou de se prononcer sur les grands sujets de société ainsi que sur son avenir" , écrit Louis Aliot, le n° 2 du FN dans un communiqué. Il estime qu'il s'agit d'une " piteuse manœuvre électoraliste, d'un " coup d'esbroufe " du futur candidat Nicolas Sarkozy pour conquérir les voix du FN. Pour le candidat du MoDem François Bayrou, il s'agit d' "une idée pernicieuse et qui montre à quel point le pouvoir est aujourd'hui dans le désarroi. Le rôle d'un président de la République, c'est d'apaiser les tensions, pas de jeter de l'huile sur le feu. Si on veut mettre un pays à feu et à sang, en faisant des chômeurs des ennemis publics, c'est-à -dire en leur faisant porter le poids des difficultés du pays, on fait courir les plus grands risques à la solidarité et à la France ". Il ajoute qu'il y a désormais " quelque chose d'inquiétant " dans le discours de Nicolas Sarkozy qui, selon lui, " contredit tout ce que le gaullisme a été, tout ce que la tradition sociale de la droite modérée voulait dire ". Sur son blog, la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann juge " très cocasse " de voir " Nicolas Sarkozy se rallier aux vertus du référendum à quelques semaines seulement de l'élection présidentielle. Faut-il rappeler que le président sortant est celui qui s'est assis sur la décision du peuple français qui, après avoir rejeté par référendum le projet de constitution européenne, s'est vu imposer par Nicolas Sarkozy l'adoption par voie parlementaire de sa copie conforme, le traité de Lisbonne ? ", écrit-elle. Soyons sérieux, il faut des mois pour organiser un referendum, comment pouvoir en organiser deux avant le premier tour des présidentielles ? En réalité Sarkozy ne fait que de la tactique. Voulant à tout prix éviter que l'on parle de son bilan, il veut imposer que l'on débatte sur d'autres sujets et selon un calendrier qu'il a choisi. Voilà pourquoi chaque semaine va voir fleurir des thèmes nouveaux, qui vont occuper la galerie et tenter d' empêcher que l'on se pose des questions sur la gestion calamiteuse de Sarkozy. Jacques Chirac est l'homme politique que déteste le plus Sarkozy et c'est réciproque. Chichi avait la dent dure, il n'avait pas hésité à déclarer " Sarkozy, il faut lui marcher dessus. D'abord c'est la seule chose qu'il comprend et ensuite, ça porte bonheur ". Et pourtant entre le Chirac jeune et le Sarko d'aujourd'hui il ya beaucoup de points communs. Giscard avait traité Chirac " d'agité " et, pour expliquer suavement pourquoi elle l'avait quitté, la terrible Marie France Garaud avait porté ce jugement : " Chirac ? C'est un cheval. Vous lui mettez une selle et il saute. Hop, hop, hop ! " L'histoire ne répéte pas, elle bégaie dit on. Cela semble vrai en l'occurence, non seulement Sarkozy court partout, mais il est possible que cela le fasse sauter !




























